Raoul Hausmann, Autoportrait nu sur la plage, ca. 1930. Tirage argentique d’époque. 8 x 4,8 cm Provenance: Collection Marthe Prévost à l’actuel propriétaire. Bibliographie: “Raoul Hausmann Kamerafotografien 1927 - 1957”, Schirmer/Mosel, 1979, p.36 (variante).
Sophie Taeuber-Arp, “Composition à forme ‘U’”,1918, Collage, Watercolor and Gouache, 24,8 x 25,8 cm, Stiftung Hans Arp und Sophie Taeuber-Arp e.V., Rolandswerth, ehemals Sammlung Johannes Wasmuth | © Kunstsammlung NRW, VG Bild-Kunst, Bonn 2011
Hannah Höch: “Siebenmeilenstiefel”, 1934, Photomontage, 22,9 x 32,29 cm, Hamburger Kunsthalle, Kupferstichkabinett | © Christoph Irrgang, VG Bild-Kunst, Bonn 2011/Courtesy Kunstsammlung NRW
Sonia Delaunay and Sophie Taeuber-Arp, in Carnac, 1929 | © Stiftung Hans Arp und Sophie Taeuber- Arp e.V., Remagen Rolandswerth/Courtesy Kunstsammlung NRW
Walter Benjamin, L’oeuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, 1936
Les dadaïstes attachaient beaucoup moins de prix à l’utilité mercantile de leur œuvres qu’au fait qu’elles étaient irrécupérables pour qui voulait devant elle s’abîmer dans la contemplation. Un de leurs moyens les plus usuels pour atteindre à ce but fut l’avilissement systématique de la matière même de leurs œuvres. Leurs poèmes sont des ”salades de mots”, ils contiennent des obscénités et tout ce qu’on peut imaginer comme détritus verbaux. De même leurs tableaux, sur lesquels ils collaient des boutons ou des tickets. Par ces moyens, ils détruisirent impitoyablement toute aura de leurs produits auxquels, au moyen de la production, ils infligèrent le stigmate de la reproduction. Devant un tableau d’Arp ou un poème de Stramm, on n’a pas, comme devant une toile de Derain ou un poème de Rilke, le loisir de se recueillir et de l’apprécier. Au recueillement, qui est devenu pour une bourgeoisie dégénérée l’école du comportement asocial, s’oppose ici la distraction en tant que modalité du comportement social. Effectivement les manifestations dadaïstes produisirent une distraction très puissante en faisant de l’œuvre d’art un objet de scandale. Il s’agissait avant tout de satisfaire une exigence : provoquer l’outrage public.
De spectacle attrayant pour l’œil ou de sonorité séduisante pour l’oreille, l’œuvre d’art, avec le dadaïsme, se fit projectile. Le récepteur en était frappé. L’œuvre acquit une qualité tactile.
(Traduction Maurice de Gandillac, revue par Reiner Rochlitz,PAris, éditions Allia, 2010, p.65-66.)
El Lissitzky - Hans (Jean) Arp, 1924
Hannah Höch in her studio, 1976from The Photomontages of Hannah Höch, Walker Art Center, Minneapolis, 1997
Man Ray, Porte bouteilles de Marcel Duchamp (Porte bouteilles), vers 1920, Paris, Centre Pompidou.
Francis Picabia, “Copie d’un autographe d’Ingres” et “Dieu nous aide et fait pousser le caca”, in 391, n°14, 1920, cover.
Unidentified, photographer, Marcel Duchamp, Jacques Villon, Raymond Duchamp-Villon, and Villon’s dog Pipe in the garden of Villon’s studio, Puteaux, France, ca. 1913, Photographic print : 1 item : b&w ; 11 x 17 cm.
Hannah Höch, Liebe in busch (Love in the bush), 1925, Photomontage with collage on paper laid down on card
Image: 8 7/8 by 9 1/4 in.
22.5 by 23.5 cm
Portrait of Emmy Hennings
Theo Van Doesburg, Portret van I.K. Bonset [Portrait of I.K. Bonset], c. 1921, photo on pape, Kröller-Müller Museum, Otterlo.
Man Ray, Francis Picabia, 1921, Négatif gélatino-argentique sur support plaque de verre, 9 x 12 cm, Paris, Centre Pompidou.